Écrire l’amour…

Par • 17 mai, 2010 • Catégorie: Dernier Blogue, Le couple au quotidien

Les belles histoires d’amour – dans les livres ou dans les films – ont toujours le même effet: on soupire à moitié d’envie, à moitié de jalousie. On dirait que leur passion et leurs élans sont toujours plus grands, plus forts et plus colorés que les nôtres. Pourtant, à trop regarder les autres savourer leur amour, on oublie peut-être simplement de relever toutes ces petites choses qui font qu’on s’aime au jour le jour depuis des années.

Pour vous le prouver, je vous suggère la lecture de cinq belles histoires d’amour qui ne seront jamais portées sur grand écran, mais dont la passion, la tendresse, la complicité et l’amour sont palpables.

Selon moi, les plus belles histoires d’amour (et les plus vraies aussi!) s’écrivent au quotidien, au présent et au “nous”. Et surtout, on oublie trop souvent de les raconter les croyant pâlottes devant les éclatantes idylles hollywoodiennes. C’est faux, pourtant! Allez, on se donne la peine de prendre la plume pour coucher notre histoire d’amour sur papier! On essaie? Racontez-moi votre histoire.

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  1. Le Drame de notre Amour!

    Ces derniers temps nous avons été bouleversés par des drames conjugaux dans lesquels les enfants ont payés de leur vie! Quel dommage! ceci dit, il est facile de juger et de condamner mais! Laissez-moi vous raconter un peu mon histoire, notre histoire. J’avais 14 ans quand j’ai connu Gilles qui lui en avait 18 ans. Non seulement Gilles était beau comme un coeur mais il était un homme bon et admirable. Notre Amour était dès plus Grand et véritable! Pourtant, nous avons dû vivre des moments particulièrment difficiles. Tous les deux nous sommes issus d’un milieu ouvrier et avons connu la pauvreté. Gilles travaillait le jour pour payer ses études Universitaires qu’il faisait par cours du soir. De mon côté, je terminais mon cours scientifique avant de m’engager dans la coiffure. Ma mère n’aimait pas mon amoureux et elle a essayé de nous faire rompre par toutes sortes de manoeuvres. Notre Amour était plus fort que tout et 4 ans plus tard nous nous sommes mariés. Nous avons eu deux beaux enfants en bonne santé. Au début de notre mariage nous n’avions pas d’auto et nous avions un solde à payer sur nos meubles; c’est pourquoi j’ai continuer de travailler pendant environ 2 ans après notre mariage et ce, avant d’avoir nos enfants. Gilles gradua comme comptable un an après notre mariage. Il occupait déjà des fonctions importantes comme vérificateur auprès de Corporations et des Institutions Financières. Ma mère avec certains complices complotaient dans notre dos. Il fut donc proposé à Gilles, en plus de son travail de vérificateur, un poste de trésorier à l’exécutif d’un grande Centrale Syndicale, poste qu’il accepta. Sans le savoir, il tomba dans les pièges de la haute finance; compte de dépenses illiminté, belle et douce secrétaire pour le séduire et l’abus d’alcool. Notre couple a commencé à connaître de sérieux problèmes. Malgré les gains supplémentaires d’argent nous nous endettions au lieu d’améliorer notre situation. Aussi, les absences fréquentes de Gilles à la maison retenu par ses obligations professionnelles où l’odeur d’une maîtresse règnait n’amélioraient pas notre vie familiale. Aussi, à mon insu, Gilles avait des pressions sur lui compte tenu des dossiers importants qu’il gérait. Nous étions mariés depuis 8 ans et les 3 dernières années furent assez pénibles; j’ai donc demandé le divorce qui fut contesté par Gilles et son avocat. Il y eut de part et d’autre beaucoup de démolition aurour de nous. Avec toutes les manoeuvres destructives et les troubles qui en découlèrent je suis tombée en détresse suivi d’une dépression. Lors des mesures provisoire de divorce j’avais obtenu la garde de nos deux enfants de 3 et 5 ans. Comme je devais retrouver ma santé, je suivie les conseils de mon avocat qui me conseilla de confier temporairement la garde de nos enfants à leur père le temps de ma convalescente et d’une hospitalisation de quelques jours; ce que je fit. Quand je fut rétabli je voulu reprendre mes 2 amours et c’est alors que les choses se gâtèrent. Après 2 tentatives de reprendre mes enfants où d’ailleurs les policiers durent intervenir, mes enfants me furent cachés pendant près de 3 mois, c’est à dire jusqu’au moment où j’apprenais par l’école que ma fille de 5 ans fréquentait que ma fille avait quitté cette école la semaine précédante en disant à son professeur qu’elle partait faire le tour du monde avec son père et son frère. Quelle douloureuse surprise! Comment pourrais-je surmonter ce drame? Où étaient donc mes deux enfants? Que se passait-il? A suivre…

  2. Le drame de notre Amour! Suite… Où étaient donc mes deux enfants?
    Au moment ou j’apprenais par l’école de ma fille de 5 ans qu’elle était parti Outre-Mer avec son père et son jeune frère, j’étais dans tous mes états; bouleversée, inquiète, démunie à tous les niveaux et encore très fragile suite aux nombreux bouleversements qui surgissaient de toutes parts… Que se passait-il? Que pourrais-je faire? Òù étaient donc les deux amours de ma vie soit mes deux enfants de seulement 3 et 5 ans? Mon mari et moi étions toujours mari et femme puisque Gilles avait contesté ma demande de divorce. De plus, avant cette fuite Outre-Mer avec mes enfants, mon mari me faisait parvenir une mise en demeure par son avocat qui se lisait comme suit: ¨Madame (Claudy moi-même) est priée de réintégrer le domicile conjugal avec les meubles et les enfants¨. ; A la réception de cette mise en demeure, je contactais mon procureur pour savoir où était situé le domicile conjugal puisque j’avais quitté la maison que nous habitions qui d’ailleurs était occupée par des inconnus tandis que je demeurais dans un nouvel appartement et que de son côté mon mari habitait chez la mère de sa maîtresse dont j’ignorais l’adresse. Aussi, suite à mon hospitalisation dont j’avais confié temporairement la garde de nos enfants à leur père Gilles, nos enfants étaient gardés par la soeur de Gilles et son époux. Mon avocat m’informa qu’au sens de la loi le domicile conjugal était là où étaient gardés mes enfants et aussi là où mon mari demeurait soit chez la mère de sa maîtresse dont j’ignorais l’adresse. La maîtresse en question étant aussi la soeur de mon beau-frère marié à la seule soeur de Gilles où étaient gardés mes enfants le temps de ma convalescence. C’est ainsi que je me retrouvais chez ma belle-soeur et son époux (frère de la maîtresse) pour retrouver mes deux enfants et où il y eut de la bousculade et dont les policiers durent intervenir.

    Aussi, j’avais de façon officielle par mon procureur répondu dans l’affirmative à la mise en demeure de mon mari afin qu’il prenne les dispositions nécessaires pour donner suite à sa propre mise en demeure, ce qu’il ne fit jamais. Dans les faits, cette mise en demeure de la part de mon mari Gilles était un piège stratégique pour me faire perdre mes droits de mère et de femme.

    Pour revenir au kidnapping de mes deux enfants après plusieurs recherches, j’apprenais que mon mari avait accepté un poste pour un Organisme International (FMI) situé en Afrique et que son départ s’accompagnait aussi de sa maîtresse. Comment survivre à cette lourde épreuve car on venait une fois de plus de m’arracher le coeur en s’enfuyant, à mon insu, avec les deux êtres les plus chers au monde pour moi soit mes deux enfants. Comment pourrais-je sourmonter cette affreuse situation dès plus déchirante? A suivre…

  3. Le Drame de notre Amour! Suite 3

    Cette période du temps des Fêtes était bien triste pour moi qui m’inquiétais des mes deux enfants qui se trouvaient en Afrique avec leur père et une autre femme. Cependant, je suis une femme qui a la Foi et pour avoir vécu plusieurs épreuves dans mon enfance j’en étais, malgré les nombreuses difficultés, sorti grandie. Or, j’ai beaucoup prié et je me suis accrochée aux qualités de leur père que je reconnaissais être un bon père et ce, malgré nos difficultés de couple qui étaient d’un autre ordre. Je savais dans mon coeur que Gilles leur père voulait autant que moi le bonheur de nos enfants et qu’il ne permettrait pas qu’ils soient maltraités… Même si j’ignorais, à ce moment là, toutes les pressions et les menaces qui pesaient sur mon mari par différentes personnes du monde de la haute finance et concernant les dossiers importants des Institutions Financières et des Corporations qu’il traitait, je savais qu’il protègerait nos enfants et ce, en dépit de son départ avec une maîtresse qui avec le recul je peut dire avait été préparée pour épier les faits et gestes de Gilles par ceux qui sont à l’origine des déboires que subissait aussi mon mari. J’avais dans mon entourage éloigné certaines personnes négatives et destructives et j’étais aussi entourée de d’autres personnes qui me soutenaient positivement dans mon désespoir…

    Pour me donner du courage et des forces afin de surmonter cette lourde épreuve, je pensais à tous ces parents qui vivaient une disparition de leur enfant ainsi qu’à toutes ces mères qui autrefois à cause de la Société et de la Religion avaient dû abandonner leur enfant à la naissance; des pères et des mères qui étaient dans des questionnements sans fins à s’interroger où était donc leur enfant, était-il mort ou vivant, dans quelles conditions se trouvait-il et combien d’autres questions auxquelles il n’y avait pas de réponse. Quelle tristesse, quel désespoir et quelles douleurs à supporter et à surmonter à chaque jour de leur vie. En pensant à tous ces parents éprouvés et qui eux ignoraient où était leur enfant moi j’avais, malgré cette lourde épreuve, la chance de compter sur un mari et un père qui aimait nos enfants et qui voulait leur bonheur autant que moi. De plus, je connaissais la maîtresse par ses les parentaux avec mon beau-frère marié à la soeur de Gilles. En m’accrochant aux qualités du père et considérant toutes les souffrances de d’autres parents qui vivaient des disparitions et des abandons et qui se questionnaient sans aucune réponse, je me trouvais, dans un certain sens, privilégiée de savoir mes deux enfants avec leur père dont le mandat en Afrique était d’une période d’environ un an selon ce que j’avais apprise. Donc, je faisais confiance à la vie, au Seigneur et à la Vierge Marie pour poursuivre mon chemin avec sérénité et courage afin de retrouver mes enfants lors de leur retour au Québec. A suivre…

  4. Le Drame de notre Amour! Suite 4

    Dans les mois qui suivirent, je reçu une lettre de mon mari qui me donnait des nouvelles de nos deux enfants adorés. Cette lettre se voulait rassurante pour moi vis-à-vis mes enfants et malgré ma peine j’accueilli cette lettre avec amour. Pour éviter les conflits et compte tenu de la situation troublante et inexplicable à ce moment là, je répondais à mon mari en lui retournant une belle lettre rempli d’amour pour mes enfants; je parlais à mes enfants avec beaucoup de tendresse, d’affection et d’amour sans jamais aucun reproche à l’égard de mon mari. Depuis ce départ inattemdu, je m’étais trouver un travail intéressant qui me permettait de me défouler et d’occuper mon esprit à des choses positives ce qui me remontait le moral. Des amies fidèles d’un Groupe d’Entraide pour personnes séparées/divorcées me soutenaient énormément dans ma situation dès plus troublante. Ainsi, les mois passèrent et je continuais à recevoir des lettres de mon mari qui continuait de me donner des nouvelles de nos enfants. Je me préparais aussi à recevoir mes enfants à leur retour date dont j’ignorais l’exactitude; je me louais un appartement de 4 pièces dont la 2ième chambre était réservée pour mes deux enfants. Je fis la connaissance d’un homme avec lequel j’ai partagé d’agréables moments ce qui me permettait de vivre de belles sorties tout en recevant compréhension et réconfort…. Avant le retour des enfants, je réalisais un de mes rêves celui d’ouvrir mon propre Salon de Coiffure qui se situais dans l’immeuble où j’avais loué mon appartement quelques mois auparavant. En octobre 1977, je reçu un téléphone de mon mari qui était de retour au Québec avec nos enfants et qui m’offrait de prendre les enfants pour quelques jours. J’étais tellement heureuse de les revoir et de les prendre dans mes bras! Tant d’émotions ressenties! Certes, au cours de ces derniers mois, j’avais pris les dispositions nécessaires auprès de mon avocat pour ce jour du retour de mes enfants afin d’obtenir la garde qui m’avait été volée avec ce kidnapping et aussi pour finaliser les procédures en divorce qui n’étaient pas complétées suite à cette fuite en Afrique et à la contestation de Gilles dudit divorce et cette mise en demeure piégée. Quelques temps plus tard et à nouveau, j’obtenais la garde légale de mes deux enfants et le divorce officiel fut prononcé au printemps 1978. Les retrouvailles avec mes enfants étaient tellement importantes pour nous trois et le tout ce fut quand même avec sérénité et sagesse. Le père avait toujours ses droits de sorties et de visites avec les enfants. De plus, Gilles devait payer une pension pour les enfants puisque mes revenus n’étaient pas suffisants pour couvrir tous les frais liés à notre petite famille. Les choses semblaient entrer dans l’ordre mais j’en étais pas au bout de mes peines. A suivre…

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